Delhi est la capitale fédérale de l'Inde. C'est par Delhi que transitent, à l'arrivée comme au départ, la plupart des touristes visitant l'Inde. Les formalités sont simples, les douaniers débonnaires et l'attente des bagages bien moins longue qu'à Roissy-Charles de Gaulle...
Qutub Minar, minaret haut de 72 mètres datant de huit siècles. Chacun de ses étages aux cannelures de grès rouge est décoré de stalactites de pierre et orné de sourates du Coran. De l'autre côté de l'esplanade sur laquelle il se dresse, s'élèvent les restes d'une mosquée (Quwwat-ul-Islam) qui fut construite de manière hétéroclite avec les restes d'un temple hindou qui se trouvait là, antérieurement à la prise du pouvoir par les musulmans dès le début du 13 ème siècle.
La Jma Masjid, ou Grande Mosquée, se trouve tout à l'opposé, au nord de la ville, dans Old Delhi, au coeur d'un bazar inextricable où l'on pourrait flâner des heures. Construite au 17 ème siècle, c'est la mosquée la plus vaste de l'Inde. Son esplanade gigantesque peut accueillir, en sus des capacités de la vaste salle de prières, des dizaines de milliers de fidèles. Elle est bordée de galeries. La mosquée est caractérisée par trois énormes dômes de marbres blanc et noir en alternance, le restant du bâtiment étant de grès rouge.
Non loin de là et également de grès rouge, évidemment :)), le Fort Rouge. Il est en moins bon état de conservation que celui d' mais justifie quand même la visite. Le monument le plus délicat et le plus beau (à mon goût !) est la Mosquée de la Perle, toute de marbre blanc, que l'on doit au dernier des Grands Moghols, l'Empereur Aurangzeb.
Retournant dans New Delhi, on aura le choix entre plusieurs visites intéressantes. Ceux que l'art attire ne manqueront pas l'Indian Museum. Profondément rénové, ce superbe musée présente ses collections d'art ancien (essentiellement statuaire de pierre et de bronze), mais aussi miniatures des différentes écoles, dans des salles désormais climatisées. On ne saurait citer les pièces majeures tant elles me paraissent nombreuses. Voyez la grâce de cette déesse (à gauche), ou encore ce fabuleux Surya Une mention spéciale doit être faite pour la salle des arts bouddhiques de l'Himalaya (Tibet).
Il faut reprendre un véhicule pour se rendre sur Raj Path, immense avenue de plusieurs kilomètres de longueur, bordée de pelouses et jardins. Côté est, se dresse l'India Gate, arc de triomphe élevé en mémoire des soldats morts pendant la première guerre mondiale. A l'opposé, côté ouest, le Rashtrapati Bhavan, ancien palais des vice-rois des Indes, désormais résidence du Président.
Descendant encore un peu vers le sud, on n'évitera pas de visiter le tombeau de l'empereur Humayun, merveille architecturale de grès rouge et de marbre blanc. Humayun était le fils de Babur, le premier des grands conquérants Moghols, originaire d'Asie Centrale (l'actuel Ouzbekistan), et le père d'Akbar, le plus prestigieux des Grands Moghols. Humayun lui-même ne règna qu'une dizaine d'années au début du 16 ème siècle. Pour moi, le tombeau d'Humayun est le plus beau monument de la ville.
Non loin de là, ceux qui disposent d'un peu de temps feront le crochet jusqu'à Nizam Ud Din, tombeau très vénéré d'un saint musulman au sein d'un vieux quartier aux ruelles tortueuses.
Dans le même quartier (à deux kilomètres et demi quand même), on se reposera en flânant dans le Lodi Garden, jardin public bien entretenu, au milieu duquel se trouve le tombeau de Sikandar Lodi. Les Lodi constituèrent une dynastie musulmane, originaire d'Afghanistan, qui ne règna que trois quarts de siècles; ils furent détrônés par Babur en 1526.
Bien d'autres lieux restent à visiter dans Delhi, comme cet étonnant temple du lotus, un temple Baha'i d'architecture moderne mais fort originale, le temple Sikh, le temple de Lakshmi Narayana, construit tout en marbre blanc en 1938 selon le style des temples de l'Orissa (dit aussi temple de Birla, nom de l'industriel richissime mécène de ce temple), le Raj Ghat, lieu de crémation du Mahatma Gandhi, proche de la rivière Yamuna, l'intéressante