Jodhpur

Fondée pour être la nouvelle capitale de l'état de Mewar en 1459, Jodhpur tint en respect l'empereur Akbar  lui-même, ce qui l'amena à conclure la paix en 1581 (par union matrimoniale). Les Princes de Jodhpur furent dès lors alliés des empereurs Moghols à l'occasion des campagnes militaires.

La ville est dominée par son fort immense construit sur l'éperon rocheux d'un plateau ; le mur d'enceinte mesure plus de 10 km. C'est le Fort Mehrangarh, "Fort de Majesté", l'un des plus grands et plus beaux du Rajasthan. Du haut des remparts, on domine la ville aux maisons de pierre et aux venelles étroites et tortueuses. On est frappé par la couleur bleue de nombreuses maisons de cette cité. Les habitants ont constaté que cette couleur repoussait les moustiques et autres insectes, et en ont donc badigeonné les murs. C'est pourquoi l'on désigne parfois Jodhpur sous le nom de "Ville bleue".

On accède au Fort Mehrangarh par une route escarpée qui franchit sept portes successives, les "Pol". La façade en grès rouge du palais est tout à fait remarquable. Les intérieurs comportent de nombreuses cours et salles, dont une partie convertie en musée. On visite le harem, la somptueuse salle de réception, la salle des audiences, la salle des berceaux, le curieux petit palais des miroirs avec ses fenêtres en marbre ajouré, la chambre à coucher royale, la salle des miniatures où l'on admirera de superbes spécimens de cet art typiquement rajasthani, la salle aux palanquins royaux où l'on demeurera songeur devant le "howdah" (nacelle servant à monter les éléphants) en argent ciselé qui fut offert par l'empereur moghol au roi.

Le fort Mehrangarh depuis la place de la Clock Tower Une importante école a été installée 
dans le temple de Mahâmandir En ville, dans le bazar autour de la Clock Tower, visible de loin, exercent des artisans et des marchands de toute sorte. Les étals parfumés des marchands d'épices, de grains, de fruits attirent le chaland. De modestes boutiques exposent une abondance de saris très colorés, des machines à coudre d'occasion et une foule d'autres choses. Les marchands de guirlandes sont installés à l'entrée des temples noyés dans ce marché.

L'Umaid Bhawan Palace sur sa colline, un peu à l'écart de la ville, est un extraordinaire et colossal édifice construit dans les années 30, dont l'intérieur "Art Déco" peut, selon les goûts, être estimé fabuleux ou très pompeux ! Si l'on n'y loge pas, on peut toutefois s'y offrir un thé. Dans le vaste jardin, se promènent des paons et volent des perroquets.

Les environs

Deux sites méritent la visite dans la région de Jodhpur : Mandore et Osian. De plus, les circuits touristiques organisent, à juste titre, une excursion dans l'un ou l'autre des villages autour de Jodhpur (safari-village...). Y vit une ethnie de pasteurs/agriculteurs, les Bishnoï, respectueuse de son environnement. Les villages sont d'une propreté méticuleuse et les habitants accueillants. L'artisanat (poterie, tissage) s'y est développé. Dans la campagne, il n'est pas rare de rencontrer des gazelles sauvages et, à tout le moins, de magnifiques paons.

Mandore

Les enfants se promènent au jardin public de Mandore avec leurs 
maîtresses d'école La déesse Châmundâ dans la Galerie des Dieux Mandore fut l'ancienne capitale du Marwar jusqu'à la fondation de Jodhpur au 12 ème siècle. Dans un beau jardin très fréquenté par les promeneurs ont été construits, aux 17 ème et 18 ème siècles, de gigantesques cénotaphes (chhattri) à la mémoire des Mahârâja . Ils furent édifiés à l'emplacement même où avait eu lieu le bûcher funéraire du souverain défunt.

Dans le parc, on peut visiter une galerie des Dieux et des Héros, qui présente de grandes statues vivement colorées, et un intéressant petit musée archéologique.

Osian

Ondoiement rituel du dieu Ganesh par des êtres célestes; statue rare du temple de 
Surya à OsianOsian est situé à 65 km de Jodhpur. Cette cité fut jadis le berceau de l'art religieux du Rajasthan. Les invasions musulmanes détruisirent une grande partie des monuments. Néanmoins, Osian constitue encore un site majeur. La visite de l'ensemble des temples hindous et jaïns , dans le village et juste autour est vivement recommandée. Les plus anciens datent du 8 ème siècle.

Il est préférable de prendre un guide local, car ces monuments ne sont pas tous aisés à trouver.

On pourra visiter :

Une belle volée de marches monte sur la colline du temple de Sacya Mata Le temple Jain de Mahâvîra , dans la ville basse, qui est encore en activité. Il date du 9 ème siècle, mais a connu de nombreux ajouts postérieurs. Comme dans les temples jains de Ranakpur et de Mont Abu, la coupole du mandapa est joliment décorée; cependant, construite en grès, elle n'a pas la même finesse.
Le temple Hindou de Durgâ , (la déesse terrible est appelée ici Sacya Mata), sur la colline, but de pèlerinage pour de nombreuses personnes. Le temple principal a fait l'objet de restaurations et décorations d'un goût que nous ne partageons pas nécessairement. Autour de ce temple principal, et serrés contre lui, d'autres temples, de petite taille, présentent au pourtour extérieur de leur shikhara, des statues de pierre de belle facture en grès ocre jaune.
Toute une série de temples anciens, abandonnés mais néanmoins intéressants d'un point de vue architectural. Ils présentent, en particulier, de remarquables statues de diverses divinités. On signalera, en particulier :